Lonmin a annoncé mardi qu’elle ne sanctionnera pas son personnel absent pendant la semaine de deuil. Une décision qui a nécessité l’intervention de la présidence sud-africaine.

« Aucune mesure disciplinaire (ne sera prise) contre les employés illégalement absents qui ne reviennent pas au travail cette semaine ». Un communiqué signé la direction de Lonmin. Cet absentéisme est dû à la période de deuil national, consécutive au décès de 34 mineurs de l’entreprise après une fusillade policière au cours de la semaine dernière. Lonmin avait donné un ultimatum aux foreurs grévistes : ceux-ci étaient sommés de reprendre le service le lundi dernier à 7 heures locales (5h00 temps universel) au plus tard ; faute de quoi, ils seraient carrément révoqués. Néanmoins, Collins Chabane, secrétaire général de la présidence sud-africaine, a contraint Lonmin à revenir sur sa décision. De toute façon, celle-ci ne semblait guère impressionner les mineurs, lesquels campent plus que jamais sur leurs positions : hier, ils étaient nombreux à réclamer à nouveau une augmentation salariale devant le site de Lonmin et seuls 33 % des employés de la compagnie minière avaient repris le travail.

Malgré tout, Lonmin ne se montre toujours pas disposée à négocier les revalorisations salariales. Les grévistes, qui gagnent actuellement environs 480 dollars américains, veulent passer à 1 500 dollars américains, soit le triple. En réponse, la compagnie minière estime qu’ils gagnent déjà à peu près 1300 dollars américains, primes comprises. Autant dire que l’impasse persiste toujours.

 
 

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