Déjà victime d’un tremblement de terre aux conséquences désastreuses, la ville de Bingol, située à l’est de la Turquie, a été ce samedi le théâtre d’un attentat suicide faisant au total deux morts et douze blessés, dont huit grièvement.

D’après des sources officielles, l’attentat a été perpétré par une femme kamikaze devant le siège provincial du parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamique). L’équipe de sécurité locale a indiqué que la femme kamikaze, qui transportait en elle une ceinture d’explosifs, aurait tenté de pénétrer dans les locaux de l’AKP mais interceptée par les agents de sécurité, elle aurait finalement fait exploser sa charge à l’entrée des bureaux. Les premières enquêtes réalisées sur le lieu de l’explosion ont permis au ministre de l’intérieur turc Idris Naim Sahin d’affirmer que les bureaux de l’AKP n’étaient pas la seule cible de l’attaque ajoutant que cet attentat avait pour but de défier l’état Turc.     Par ailleurs, on se rappelle que ce type d’attentat est loin d’être un fait nouveau dans le pays car en Novembre 2010, des attaques du même genre ont eu lieu à Istanbul, lorsqu’un Kamikaze s’était fait explosé  sur la place centrale Taksim, blessant grièvement 32 personnes. Au sujet de tous ces attentats,  les autorités turques ont maintenu une seule et unique position affirmant qu’il s’agit d’une stratégie  de déstabilisation utilisée par les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Au moment où Ankara vient d’annoncer jeudi la fin d’une vaste opération militaire contre les rebelles du PKK dans le Sud Est du pays, ce nouvel attentat, survenu à Bingol, peut amener la Turquie à envisager à nouveau des représailles plus importantes contre les rebelles du PKK.

 

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