En raison de la crise due aux multiples grèves, l’agence de notation Moody’s a dégradé jeudi la note de l’Afrique du Sud.

Ce n’est guère surprenant que la note sud-africaine passe d’A3 à Baa1. Ce, du fait que les grèves se sont étendues pendant plus d’un mois dans les mines. Pire, ce mouvement commence à gagner d’autres secteurs. Une situation que Moody’s décrit comme « le déclin de la puissance institutionnelle gouvernementale sur fond de stress socio-économique croissant, avec comme conséquence la capacité réduite à gérer les risques pour la croissance et la compétitivité ». Bref, un motif de dégradation plus que plausible. Par ailleurs, l’agence de notation a justifié sa décision en invoquant «  la détérioration des paramètres de la dette du gouvernement depuis 2008, des perspectives incertaines de recettes et du niveau déjà faible des taux d’intérêt ». A ce propos, les intérêts sont de 5,5 % actuellement, ce qui constitue les taux les plus faibles depuis trois décennies. Cela a fini par réduire la capacité de l’Afrique du Sud à contrecarrer les répercussions du ralentissement économique mondial.

Il est certain que cette dégradation ne tardera pas à avoir des retombées sur l’économie sud-africaine : les principales préoccupations se situent au niveau de coût de financement du pays, qui pourrait augmenter, et des investissements, lesquels sont déjà découragés par la vague des revendications sociales en cours. D’ailleurs, pour cause « du manque d’infrastructures, des coûts salariaux relativement élevés en dépit d’un chômage important, et d’inquiétudes sur la stabilité politique future de l’Afrique du Sud », le climat des investissements en Afrique du Sud est négatif pour Moody’s.

 

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