Comme un de ses concurrents deux semaines avant, l’agence de notation financière Standards and Poor’s a dégradé vendredi la note sud-africaine. Une mesure que le Trésor public d’Afrique du Sud a quelque peu contestée.

Après Moody’s, c’est au tour de Standard and Poor’s : cette agence a fait passé la note de la nation arc-en-ciel de BBB+ à BBB. Elle justifie sa décision, bien entendu, par la série de grèves que connaît le secteur minier sud-africain et, également, par la crise sociale actuelle. Selon Standard and Poor’s, cette dernière ne serait pas compatible avec la discipline budgétaire. Quittant le domaine strictement financier, l’agence s’est permis de dévoiler ses considérations politiques : « de notre point de vue, les grèves dans le secteur minier en Afrique du Sud vont probablement alimenter le débat politique à l’approche des élections en 2014 ». Certains observateurs estiment que c’est une allusion à la nationalisation des mines, tant réclamée par une certaine partie des militants de l’ANC. De ce nombre figure l’ancien président de sa ligue des jeunes, Julius Malema. Par ailleurs, Standard and Poor’s a estimé que la crise sociale va augmenter « la pression du gouvernement sur les dépenses » budgétaires.

En retour, le Trésor public sud-africain a indiqué, à propos des grèves, que le gouvernement y travaille. Il a aussi réfuté tout impact possible des campagnes politiques sur le budget. Le gouvernement aura certainement encore à répondre des analyses de Standard and Poor’s. Car, l’agence pense en outre que, lors de son prochain congrès, l’ANC pourrait confier des responsabilités à certains leaders populistes. Ce, dans le but d’être dans les bonnes grâces des syndicats. L’agence a tout de même terminé sur une note positive : selon elle, les revenus fiscaux ne seront pas fortement touchés par le déficit de l’industrie minière.

 

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