Striking platinum miners march near the Anglo-American Platinum (AMPLATS) mine near Rustenburg in South Africa's North West ProvincePlusieurs acteurs économiques ont constaté les faits divers de violence qui ont marqué l’Afrique du Sud ces derniers mois. Des faits qu’ils ne peuvent s’empêcher de considérer liés à la mauvaise passe de l’économie nationale déjà mise à mal par les accusations de corruption et de mauvaise gestion par  le pouvoir en place.

La réputation d’exemple de la démocratie multiraciale de la « Nation arc-en-ciel » a été fortement ébranlée ces derniers mois. Tout d’abord par les grèves sauvages, et parfois sanglantes, dans les mines où 34 mineurs ont abattus en août dernier par la police dans la région de Rustenburg à Marikana.

Ensuite par l’affaire Pistorius, ce Héros des Jeux Olympiques de Londres qui a été le premier amputé à concourir avec les valides et qui s’est vu en février inculpé pour le meurtre de sa compagne. D’autres faits divers comme la mort violente d’un chauffeur mozambicain aux mains de la police ont achevé d’attiser la méfiance des investisseurs étrangers. Beaucoup voient une relation entre ces évènements et la perte par le rand de plus de 15% de sa valeur face au dollar en un an, et plus de 36% en deux ans.

Cette dépréciation de la monnaie sud-africaine a un effet boule de neige sur les importations et l’économie. L’inflation est proche de 6% par an. Les trois grandes agences de notation ont dégradé la note du pays l’an dernier. Et comme aux Etats-Unis et en Europe juste avant les crises financières, le prix des assurances sur les obligations a commencé à grimper.

Les investisseurs demeurent toutefois présents dans le pays, notamment avec la perspective d’un plan national de développement de plusieurs milliards de dollars dans les infrastructures, l’électricité ou encore les transports. Mais il n’en demeure pas moins une urgence pour les autorités de corriger le tir sur le plan de la gestion administrative, des tensions sociales et de la sécurité pour redorer l’image du pays.

 

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