La Chine est actuellement le théâtre d’un vaste mouvement d’émigration qui concerne notamment beaucoup de Chinois aisés. Cette tendance sans précédent inquiète, et pour plusieurs raisons, les autorités locales.

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L’an dernier, cent millions de Chinois ont séjourné à l’étranger et tous ne sont pas rentrés. Selon un récent sondage, 64% des Chinois fortunés seraient candidats à l’exil. Les plus riches prétendent rechercher un environnement moins pollué et une meilleure qualité de vie et se tournent majoritairement vers l’Europe, l’Australie, le Canada et les Etats-Unis.

Mais en Chine, ce mouvement provoque plus d’un problème. Le PCC, le Parti Communiste Chinois, ne veut pas voir ces expatriés devenir les partisans cachés d’un Etat ou d’une organisation hostile et a mis en place la politique du « Qiaowu » (Extra-Territorial Policies for the Overseas Chinese) pour mieux les surveiller .Une grande partie des 48 millions de Chinois qui vivent hors des frontières du pays sont ainsi obligés de participer à une série d’activités qui permettent au PCC de garder un lien avec eux et de repérer les potentielles sources d’informations stratégiques pour le pays.

Par ailleurs, l’exode des Chinois fait perdre au pays de l’argent. Beaucoup de ceux qui sortent du pays en profitent pour mettre leur agent à l’abri, en plus d’une grande partie estimée à 123 milliards de dollars siphonnés par des fonctionnaires plus ou moins corrompus depuis le milieu des années 1990 qui a été investie à l’étranger.

Mais les autorités chinoises doivent faire face aux pays d’accueil qui ont saisi l’intérêt que représente l’arrivée de Chinois fortunés sur leurs sols. Beaucoup de pays occidentaux tels que le Portugal, l’Espagne ou encore la Grèce accordent des visas longue durée aux Chinois en échange d’investissements immobiliers.

 

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