Ils l’ont fait. Les ministres européens des affaires étrangères des 27 pays de l’Union Européenne réunis hier lundi 23 janvier 2012 à Bruxelles ont entériné un accord sur un embargo pétrolier à l’encontre de l’Iran. Et fait assez rare pour être souligné, tous les pays de l’Union européennes parlent d’une seule voix, même la Grèce qui importe pourtant 30% de son pétrole d’Iran à des conditions avantageuses.

Les vingt-sept ont déclaré vouloir aller plus loin dans les sanctions pour éviter une intervention militaire aux conséquences catastrophiques, pas seulement pour la région mais pour le monde. L’accord des vingt-sept prévoit une interdiction immédiate pour les pays européens de tout nouveau contrat dans le secteur pétrolier avec l’Iran. Les contrats actuellement en cours vont passer par une phase de transition jusqu’à leur annulation le 1er juillet prochain. Ces mesures sont censées à terme étouffer le programme nucléaire iranien en le privant de tout financement. Les européens comptent sur les autre pays du Moyen-Orient producteurs de pétrole, ceux du Golfe principalement, pour compenser le manque de brut sur le marché et éviter ainsi une flambée des prix.
Les iraniens ont réagi en affirmant que ces sanctions n’auraient aucun effet sur leur programme nucléaire. Seuls 20% du pétrole iranien sont vendus aux pays de l’Union Européenne. Les Européens et les Etats-Unis ont entamé une campagne dans les pays de l’Asie, où l’Iran réalise l’essentiel de ses ventes, pour que ceux-ci réduisent leurs importations en hydrocarbures iraniens.

 

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