D’après un sondage réalisé auprès des spécialistes du secteur pétrolier, la Chine et la Russie seront les pays qui tireront le plus d’avantages des sanctions contre le pétrole iranien, contrairement à une bonne partie des sociétés pétrolières occidentales qui en seront les moins gagnantes.

Les analystes estiment que l’Iran qui continuera de livrer son volume de pétrole habituel (2,6 millions de barils par jour), équivalent à 3% de la production mondiale, sauf qu’une quantité importante de ce brut sera acheminé vers la Chine qui, à son tour, profitera de la situation pour proposer des prix largement inférieurs à ceux habituels. La Russie quant à elle, pourra tirer son épingle du jeu au cas où certains pays européens choisissent de se retourner vers elle pour plus de ravitaillement d’hydrocarbures, ce qui d’ailleurs les placeraient dans une situation d’extrême dépendance des ressources énergétiques vis-à-vis de Moscou.
En représailles aux sanctions pétrolières, quelques députés iraniens envisagent de présenter au Majlis une proposition de loi visant à interdire l’exportation du pétrole iranien vers les pays européens avant qu’ils n’appliquent leurs sanctions, dans le but de ne pas leur laisser la maitrise du calendrier. Pour ces élus, cette démarche constitue en soi un avertissement lancé en direction des compagnies pétrolières européennes partenaires qui devront faire un choix entre garder des relations à long terme ou cesser d’acheter immédiatement le pétrole iranien. Le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part prévenu qu’à l’heure actuelle, une interruption complète des exportations iraniennes fera grimper de 20 à 30% les cours du brut.
Dans les prochains mois, les prix abordables du brut iranien, à cause des sanctions, pourraient attirer l’attention de bon nombre des pays.

 

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