tsang-corruptionUn tribunal de Hong Kong a inculpé ce lundi, pour corruption, l’ancien chef du gouvernement, Donald Tsang (70 ans) qui faisait, depuis la fin de son mandat en juin 2012, l’objet d’une enquête de la Commission indépendante de lutte contre la corruption (ICAC), dans l’ancienne colonie britannique.

Donald Tsang est mis en cause pour s’être abstenu de révéler son projet de location d’un luxueux appartement à Shenzhen dans le sud de la Chine, propriété d’un gros investisseur d’un groupe de radiodiffusion qui cherchait à obtenir une licence de la part du gouvernement hongkongais.

Il lui est également reproché de ne pas avoir rendu public le fait que l’architecte auquel il voulait faire décerner un titre honorifique avait également exercé ses talents de décorateur d’intérieur dans l’appartement en question. Donald Tsang a été libéré contre le versement d’une caution de 11 500 euros. Une nouvelle audience a été fixée au 13 novembre.

L’ancien chef du gouvernement de Hong Kong de 2005 à 2012 avait reconnu en 2012 avoir accepté des cadeaux de la part de divers magnats sous la forme de voyages à bord de yachts et de jets privés, mais soutenait qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts. En sortant du tribunal hier lundi, il a déclaré aux journalistes être convaincu que la justice l’exonérera de toute faute. Il n’en demeure pas moins qu’un procès ferait de lui le responsable le plus haut placé jamais jugé dans une affaire de corruption à Hong Kong.

Les affaires de corruption dans les sphères du pouvoir de l’ancienne colonie britannique se sont multipliées ces derniers temps. Il y a moins d’un an, le milliardaire Thomas Kwok, magnat hongkongais de l’immobilier, était condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir versé des pots-de-vin à un ancien numéro deux du gouvernement hongkongais qui avait également été envoyé derrière les barreaux.

 

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