avionsAprès une troisième séance de discussions par vidéoconférence entre Américains et Russes, un responsable américain de la Défense a déclaré qu’un protocole d’accord entre les deux parties sur l’occupation du ciel syrien pourrait être « signé et appliqué dans les prochains jours ».

De son côté, le ministère russe de la Défense a fait état d’un rapprochement des positions des deux parties sur les points clés du futur document. Un texte intervenu après le lancement par la Russie, le 30 septembre dernier, d’intenses bombardements aériens contre les groupes « terroristes » en Syrie, en référence à tous ceux qui s’opposent au régime de Bachar al-Assad, djihadistes du groupe Etat islamique aussi bien que les rebelles.

Ces opérations coïncident avec celles menées depuis plus d’un an par la coalition conduite par les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni et la France, contre l’Etat islamique.

Dans ces conditions, les risques d’incidents entre les chasseurs russes et les avions de la coalition, ainsi que les dangers de voir l’engagement de Washington et de Moscou en Syrie dégénérer en un conflit russo-américain s’accroissent. Samedi, au moins un avion russe et un appareil de la coalition se sont retrouvés à quelques kilomètres à peine l’un de l’autre.

La cohabitation dans le ciel syrien des appareils russes et américains, dans un contexte de tension internationale est inédite depuis la guerre froide et suscite la crainte d’incidents aux conséquences imprévisibles.

Parallèlement aux appareils russes et à ceux de la coalition, l’aviation syrienne soutient l’offensive des troupes au sol à Jobar, dans l’est de Damas, pour tenter de déloger les insurgés qui encerclent une grande partie de la capitale.

En cas de succès, l’armée syrienne reprendrait un quartier stratégique qui ouvre directement sur le cœur de Damas et donne accès à la Ghouta orientale, région agricole à l’est de la capitale dont la majorité est aux mains des rebelles.

 

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