chine-glissement-terrainUn parc industriel de Shenzhen, ville du sud de la Chine et berceau de l’ouverture économique chinoise, a été dévasté hier dimanche, par un glissement de terrain.

Ce lundi, on déplore au total 33 bâtiments ensevelis sous la boue sur près de 100.000 mètres carrés, dont deux dortoirs réservés aux travailleurs du parc industriel et 91 personnes sont toujours portées disparues.

Le glissement de terrain s’est produit dimanche à 11h40. Selon la presse officielle, les causes de la catastrophe seraient d’origine humaine. La boue provient d’une ancienne carrière qui accueillait depuis des années les déchets des excavations des sites de construction de la région, jusqu’à former une colline artificielle de près de 100 mètres de hauteur. Elle a fini par basculer, peut-être sous l’impact des récentes fortes pluies.

Un gazoduc a explosé à la suite de cette vaste coulée de boue. La déflagration a été entendue jusqu’à quatre kilomètres à la ronde et des débris ont été projetés sur plus de dix hectares. Le site de la catastrophe, qui s’étend sur plusieurs hectares, accueille depuis plus de 1 500 secouristes et 104 camions de pompiers ont été déployés. Les secours ont permis de dégager vivantes des gravats 14 personnes et d’évacuer 900 autres à l’approche de la coulée.

Le Premier ministre Li Keqiang a ordonné l’ouverture d’une enquête officielle sur la catastrophe et le président Xi Jinping a appelé à tout faire pour retrouver des survivants. Le parc de Hengtaiyu, où a eu lieu l’incident, dans le nouveau district de Guangming, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Shenzhen, appartient au patchwork de zones industrielles qui constitue la périphérie de la mégapole. L’anarchie urbaine y est totale, entre les usines et les ateliers de sous-traitance qui y côtoient des champs et des villages convertis en dortoirs pour travailleurs.

 

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