oab-bresilL’Ordre des avocats au Brésil (OAB) entend déposer ce lundi, une nouvelle demande de destitution de la présidente Dilma Rousseff qui est accusée d’avoir truqué des comptes publics.

La présidente Rousseff fait déjà l’objet d’une première procédure de destitution qui est en cours d’examen par une commission parlementaire.

«L’impeachment est inscrit dans notre Constitution comme remède juridique de notre démocratie», a expliqué le président de l’OAB, Claudio Lamachia, sur les colonnes du journal O’Globo.

Pour rappel, en novembre dernier, une commission interne à l’OAB conseillait de ne pas appuyer cette procédure, mais, depuis cette date, cet organisme a reçu des renseignements portant sur l’opération «Lavage rapide», autrement dit l’enquête sur le réseau de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras, et émanant du Tribunal suprême et du tribunal de première instance.

Lamachia a affirmé qu’il s’agit d’une « décision absolument technique » et non politique, prise de façon quasiment unanime étant donné que 26 sur les 27 fédérations de l’OAB ont voté en sa faveur.

La seule demande de destitution formulée par l’OAB et ayant abouti, concernait Fernando Collor de Mello (1990– 992). Par ailleurs, le président du Congrès des députés et opposant à la dirigeante brésilienne, Eduardo Cunha, a, d’après les médias, enregistré 11 autres demandes de destitution.

Depuis le 18 mars dernier, une commission extraordinaire composée de 65 élus examine une première demande de destitution à l’encontre de Dilma Rousseff. Selon cette procédure, cette dernière ne pourra être écartée de son poste, que dans le cas où deux tiers des députés puis deux tiers des sénateurs se prononcent en faveur de sa destitution.

 

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