rio-2016Bien que les infrastructures sportives soient d’ores et déjà fin prêtes pour  accueillir les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, le Comité International Olympique (CIO) se dit préoccupé par l’importante crise politique et économique qui secoue ces derniers temps le Brésil.

Les derniers préparatifs des premiers Jeux Olympiques de l’histoire en Amérique du Sud se déroulent dans une indifférence générale en raison de la crise qui occupe les milieux politiques brésiliens.

En ce moment, nul ne sait qui de la présidente Dilma Rousseff, menacée d’être destituée pour cause de trucage des comptes publics, ou de son vice-président Michel Temer présidera la cérémonie d’ouverture de ce grand évènement sportif prévu pour le 5 août prochain au célèbre stade Maracana.

La réussite de ces Jeux pourrait être mise à mal par l’instabilité politique, la crise économique, la grogne sociale et les tentacules du vaste scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras, malgré les assurances du CIO, dont le président, Thomas Bach avait affirmé jeudi dernier, lors de l’allumage de la flamme de ces Jeux sur le site d’Olympie en Grèce que «ce sera le grand moment du Brésil et ce seront les Jeux du Brésil».

A l’occasion de la même cérémonie, le président du comité d’organisation de Rio 2013, Carlos Nuzmann, a estimé que la flamme « apporte le message que notre cher Brésil peut et va être uni » avant de reconnaître tout de même que son pays navigue « dans les eaux les plus difficiles que le mouvement olympique ait connues ».

Pour ce qui est de la préparation des Jeux Olympiques de Rio, le Brésil a globalement tenu ses engagements. Toutefois, la baie de Guanabara, qui accueillera les épreuves de voile, n’a pas été dépolluée, contrairement à ce qui était prévu. En outre, le parquet du vélodrome tarde toujours à être posé. Et la nouvelle Ligne 4 du métro, indispensable dans le plan de mobilité de cet évènement sportif, demeure inachevée. Cette voie devrait permettre d’effectuer, en l’espace de 13 minutes, le déplacement entre les plages de Copacabana et d’Ipanema (zone sud) et le quartier de Barra da Tijuca (ouest), qui constitue le centre névralgique de l’évènement sportif. Un délai qui peut aller jusqu’à deux heures par route.

 

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