poutine-tsiprasLe président russe Vladimir Poutine a profité de sa visite en Grèce vendredi dernier, la première du genre depuis plus d’un an, dans un pays de l’Union européenne, pour conclure des accords de coopération économique.

A travers ce déplacement, l’homme fort de la Russie, qui menace en même temps de prolonger l’embargo de son pays sur les produits alimentaires européens, cherche à ébranler l’unanimité européenne autour des sanctions imposées à la Russie suite à la crise ukrainienne.

La dernière visite de Vladimir Poutine dans un pays de l’UE remontait à février 2015 quand il s’était rendu en Hongrie.

Le président russe est arrivé en Grèce à la tête d’une forte délégation d’investisseurs russes intéressés par de nombreux projets dans ce pays, notamment la privatisation de la compagnie nationale des chemins de fer et du port de Thessalonique.

Dans une tribune publiée vendredi dans le quotidien grec Kathimerini, Vladimir Poutine a évoqué la solidarité entre la Grèce et la Russie ainsi que la nécessité d’entretenir de bonnes relations entre Moscou et l’Union européenne. Cela ne l’a pas empêché de brandir la menace de prolonger l’embargo sur les produits alimentaires européens que son pays a décrété en représailles contre les sanctions ce qui représente un manque à gagner important pour les agriculteurs européens.

L’Union européenne doit se prononcer le mois prochain au sujet des sanctions infligées à Moscou dans le sillage du conflit dans l’est de l’Ukraine, une question qui divise les vingt-huit membres de l’UE.

L’Italie et la Hongrie, dont 80% des besoins gaziers sont assurés par la Russie, ont fait part de leurs réserves quant au prolongement de ces sanctions. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a reconnu jeudi qu’une reconduction de ces sanctions, serait plus difficile cette année, suggérant à la place une levée graduelle en cas d’avancée.

Le G7 qui s’est récemment réuni au Japon, s’est montré plus ferme sur la question, affirmant que les sanctions ne pourraient être levées que lorsque la Russie aura rempli ses engagements vis-à-vis des accords de Minsk, sous risque d’être au contraire renforcées.

 

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