La Banque Mondiale a publié lundi un rapport sur la Chine, invitant ce pays à réformer son modèle économique. Pour l’institution financière internationale, l’actuelle croissance chinoise va aller en diminuant dans les deux prochaines décennies.

« China 2030: Building a modern, harmonius and creative high-income society ».  Tel est intitulé le document qu’a signé la Banque Mondiale, en collaboration avec les experts du Centre chinois de Recherche sur le Développement. Afin de le présenter, son président, Robert Zoellick, a même tenu une conférence à Pékin. Selon le rapport, la croissance chinoise devrait stagner aux alentours de 5 % en 2026, ce qui constitue une limite pour un indicateur habitué à deux chiffres depuis 30 ans. C’est pourquoi, la Banque Mondiale propose d’anticiper. Cela passe, notamment, par la libéralisation du système financier pour le rendre conforme à une économie du marché. D’autres mesures doivent également accompagner cette réforme comme la mise en place d’un système de sécurité sociale efficace et la protection de l’environnement.

Toujours dans le même ordre d’idée, le rapport s’insurge contre le système « hukou » en vigueur en Chine, qui consiste à fixer la résidence de la population afin de mieux la contrôler. Ce qui cause des inégalités et des mécontentements. A la place, la Banque Mondiale prône la mobilité en toute liberté, laquelle peut s’avérer un facteur de développement.

On peut déjà considérer comme positif que le rapport ait été favorablement accueilli par les autorités chinoises, dont, entre autres, le vice-président Xi Jinping, qui devrait prendre les commandes de l’Empire du Milieu l’année prochaine. La suite en dira un peu plus.

 
 

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