L’Union Européenne a annoncé lundi avoir prolongé la mission Atalante, mise en place en 2008 au large du golfe d’Aden afin de lutter contre la piraterie dans l’Océan Indien.

C’était prévisible. Malgré Atalante, les pirates du Golfe d’Aden ne faiblissent pas dans leurs conquêtes. Actuellement, ils détiennent, selon l’ONG Ecoterra spécialisée sur cette question, un minimum de 34 navires et plus de 400 otages. Aussi, l’Europe a décidé de prolonger sa mission de deux ans. Elle ira désormais jusqu’en décembre 2014. Atalante a contribué « à la sécurité et à l’activité économique des pays de la région et de la communauté internationale dans son ensemble », ont déclaré par le biais d’un communiqué conjoint les ministres des affaires étrangères européens, se réjouissant de l’efficacité de cette mission. Celle-ci a pour objectif principal de protéger les embarcations du Programme Alimentaire Mondial (PAM), lesquelles acheminent constamment de l’aide alimentaire en Somalie.                        Mais, la mission Atalante, qui se compose d’une flotte de guerre fournie par les différents pays européens, sécurise également les autres bateaux naviguant dans cette région.

Cette décision ne peut qu’être saluée. Car, la piraterie continue à sévir dans cette partie du monde. Pas plus tard que lundi dernier, deux otages ont trouvé la mort lors de la libération d’un bateau par la marine danoise. Néanmoins, cette opération a permis de sauver 16 autres personnes et d’arrêter 17 pirates. Ce genre de faits sont monnaie courante dans le Golfe d’Aden. D’où, tout l’intérêt du débat sur l’élargissement de la mission Atalante.

 
 

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