novartisLe quotidien Financial Times a annoncé ce jeudi que le groupe suisse Novartis, leader mondial de la pharmaceutique, pourrait voir plusieurs de ses médicaments bannis du marché sud-coréen, après l’implication présumée de ses dirigeants locaux dans des affaires de corruption.

Six hauts responsables de la société sont en effet accusés d’avoir offert des rabais illégaux à des médecins. Le montant de ces rabais irait jusqu’à 2,1 millions d’euros et pas moins de 34 personnes sont concernées par l’enquête.

Selon le journal, la suspension qui pend au nez de Novartis, viserait plusieurs de ses préparations les plus courantes. Le groupe pharmaceutique suisse a reconnu les faits mais a formellement rejeté l’accusation selon laquelle sa direction en Corée du Sud aurait donné son approbation à des infractions qui contreviennent à la politique de l’entreprise.

Dans son communiqué, le groupe annonce que de nouvelles démarches seront entreprises après l’analyse des détails de l’accusation. Mais s’il ne nie pas les faits, le groupe pharmaceutique, précise néanmoins que la suspension de la vente de certains médicaments en Corée du Sud, comme l’a demandé le parquet sud-coréen, n’est qu’une des éventuelles sanctions possibles. Le ministère coréen de la Santé ne s’est en effet, pas encore prononcé sur cette affaire, se contentant de préciser qu’il allait bientôt examiner ce dossier.

Conformément à la loi coréenne, les médicaments de sociétés qui consentent des rabais illégaux à des médecins, peuvent être interdits de vente pendant six mois. Ce n’est pas la première fois que la banche sud-coréenne du groupe pharmaceutique bâlois se retrouve au banc des accusés. En février, une perquisition avait déjà eu lieu dans les locaux de Novartis à Séoul, sur la base de soupçons de rabais illégaux et de corruption.

 

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