governementAu Maroc, le nouveau chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, numéro deux du parti islamiste Justice et Développement (PJD) a réussi, après six mois de blocage, à présenter un gouvernement de coalition au Roi Mohammed VI, aboutissement d’un subtile assemblage où il a fallu jongler pour aboutir à un compromis entre les six partis politiques formant le nouvel exécutif.

Outre Saad Eddine El Othmani, le nouveau gouvernement est composé de 38 ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat. La nouveauté de cette équipe par rapport au précédent gouvernement est le nombre de femmes qui y ont été intégrées. En effet, pas moins de neuf portefeuilles ont été confiés à des femmes en tant que ministres ou secrétaires d’Etat au sein du nouvel exécutif.

Le grand gagnant des tractations ayant abouti à la formation de ce gouvernement, est le parti libéral du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Son président Aziz Akhannouch avait engagé une épreuve de force de plusieurs mois avec l’ancien chef de gouvernement, l’islamiste Abdelilah Benkirane. Finalement, ce dernier a été limogé par le Roi ouvrant la voie au RNI qui a accaparé la part du lion au niveau des portefeuilles ministériels.

Ce parti proche des milieux des affaires s’est arrogé presque la totalité du pôle économique: l’Industrie, l’Economie, les Finances mais aussi le super ministère de l’Agriculture. Dirigé par le milliardaire Aziz Akhanouch, le RNI s’est imposé au fur et à mesure des tractations comme la clé de voûte pour former un gouvernement conduit par le parti islamiste PJD.

Ce dernier, dirigé par Abdelilah Benkirane, était arrivé en tête des législatives du 7 octobre 2016, mais était obligé de chercher des alliances douloureuses. C’est donc sans grande surprise de voir son rival, le RNI rafler les postes les plus stratégiques du nouvel exécutif.

Néanmoins, d’autres figures proches du palais, sans étiquette politique, ont également réussi à obtenir des postes clés au sein du gouvernement.

Nasser Bourita, le diplomate en chef qui succède à Salaheddine Mezouar à la tête du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale en fait notamment partie.

 

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