La Cour des Comptes de l’Union Européenne vient de publier un rapport portant sur les interventions de l’Europe en faveur de la sécurité alimentaire en Afrique noire. Des points satisfaisants comme des faiblesses ont été constatées.

« L’aide au développement octroyée par l’Union Européenne en matière de sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne est généralement efficace mais souvent elle ne se traduit pas par une amélioration suffisamment durable de la situation », peut-on lire dans le document signé par la Cour des Comptes. Ce passage résume bien le sentiment mitigé que peut ressentir l’Union Européenne devant le bilan de ses interventions africaines dans le domaine.  D’un côté, l’Europe se rend compte avec fierté que la majorité de ses objectifs d’intervention sont atteints. Entre 2002 et 2010, l’Union Européenne a ainsi déboursé environs 3,1 milliards d’euros, soit 4 milliards de dollars américains, investis dans la sécurité alimentaire en Afrique. Ce que le rapport juge significatif, surtout, en termes de disponibilité et d’accès aux aliments. Mais, de l’autre, la Cour des Comptes ressort tout de même des points à améliorer. Elle déplore des interventions européennes pas suffisamment focalisées sur la malnutrition dans certains pays. Par ailleurs, l’aide au développement de l’Europe est plutôt ponctuelle, ne montrant que des perspectives durables pour 50 % des interventions.

Autre aspect négatif, le plan financier des programmes développés par l’Union Européenne n’est souvent pas adapté. Leur poursuite est donc souvent tributaire du bon vouloir des donateurs. La Cour des Comptes, qui a également déploré la difficulté d’accès aux infrastructures, obstacle à la baisse des subventions, recommande à l’Union Européenne d’évaluer la situation de la sécurité alimentaire de chaque pays afin de ne pas en omettre lors de ses interventions.

 
 

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