Le Syndicat des travailleurs de la presse (SNTP), du Venezuela a protesté hier lundi contre les «agressions», dont ont été victimes plusieurs reporters.

Depuis le 1er avril, le Syndicat a recensé 254 agressions de la part de militaires contre des reporters qui couvraient les manifestations contre le président Nicolas Maduro.

Le secrétaire général du SNTP Marco Ruiz a déclaré que quatorze salariés de la presse, treize à Caracas et un dans l’Etat de Mérida, se sont fait agressés hier lundi. A l’exception de deux cas, les agressions ont été le fait d’organes de la sécurité d’Etat, principalement la Garde nationale, un corps militarisé.

Les forces de l’ordre auraient également volé aux reporters leurs équipements, téléphones portables, masques de protection contre les gaz lacrymogènes ou autres. Marco Ruiz a demandé que le responsable du maintien de l’ordre au ministère de l’Intérieur « remette au parquet les fonctionnaires qui ont commis ces délits ».

Le gouvernement a toujours répondu par le passé, aux accusations de ce genre en reprochant en retour au syndicat de presse de soutenir l’opposition.

Au total, depuis le début de la vague de manifestations contre le président Maduro le 1er avril dernier, le SNTP a recensé 254 agressions en comptant celles de lundi. Ces manifestations sont organisées pour demander le départ du président socialiste, accusé d’avoir plongé le pays dans le chaos économique, et l’organisation de l’élection présidentielle anticipée. Elles se sont soldées par 65 morts, plus d’un millier de blessés et des centaines d’emprisonnements.

 

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