L’ONUDC, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, a publié la semaine dernière un rapport qui révèle une situation alarmante de la consommation de drogues sur l’ensemble du globe. La situation de l’Iran est particulièrement inquiétante avec un nombre de toxicomanes qui a doublé en l’espace de six années.

Le Centre pour la lutte contre la drogue en Iran a révélé que le nombre de toxicomanes dans le pays se situait aujourd’hui à 2.8 millions, sur une population de 80 millions d’habitants, contre seulement 1.3 million il y a six ans. Près de 70% des toxicomanes iraniens consomment de l’opium, les autres d’autres sortes de drogues, notamment du cristal.

En Iran, comme au Liban, en Arabie saoudite et dans certaines régions de Chine, un étudiant sur dix utilise des antalgiques opioïdes à des fins non médicales. Les médias iraniens attribuent la forte augmentation du nombre de toxicomanes dans le pays à l’augmentation de la production d’opium en Afghanistan voisin, principal producteur d’opium dans le monde.

La recrudescence de la consommation est également due à  la hausse de la contrebande et aux prix peu élevés des drogues sur le marché iranien.  La République islamique se trouve être une route de transit de la drogue vers l’Europe et les pays du Proche-Orient.

Depuis l’intervention militaire des Etats-Unis et de leurs alliés en 2001 pour renverser les talibans, la production d’opium en Afghanistan a fortement augmenté. Elle a atteint selon les Nations unies, près de 5 000 tonnes en 2016 contre seulement 200 en 2001. Au cours des trois derniers mois, les forces de l’ordre iraniennes ont saisi 200 tonnes de drogue en provenance de l’Afghanistan.

 

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