Le procureur de la République brésilienne a requis lundi la mise en examen du chef d’Etat Michel Temer pour corruption passive. Il s’agit du premier dirigeant brésilien à être mis en examen au cours de son mandat.

La police fédérale a mené, pendant un mois, une enquête sur M. Temer, accusé de corruption passive, obstruction à la justice et organisation criminelle. Selon ses conclusions rendues hier, le président brésilien a bel et bien incité à des paiements illicites en faveur de l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, actuellement en prison.

Il n’a pas indiqué à la justice qu’un chef d’entreprise le tenait informer de ces pots de vin réguliers. Par contre, M. Temer les a approuvés. Et il a choisi un député qui a touché de la même entreprise la somme de 150 000 euros (165 000 dollars) une semaine après. Le procureur de la République s’est donc basé sur les conclusions de ces investigations pour demander sa mise en examen pour corruption passive.

La commission Justice du Congrès va ainsi entamer un long processus, comprenant quinze sessions pour entendre la défense et l’accusation, avant que les élus ne se prononcent par le biais d’un vote en plénière. M. Temer sera formellement jugé par la Cour suprême en cas de vote positif des deux tiers des députés. Cette situation va plonger encore plus le Brésil dans l’instabilité politique.

 

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