La justice brésilienne a condamné l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva à une peine de neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent, a annoncé mercredi le tribunal du juge Sergio Moro, à Curitiba (sud). Celui qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010 a la possibilité de faire appel.

A titre de rappel, le Parquet de Curitiba avait accusé le lundi 22 mai dernier le leader du Parti des Travailleurs (PT, gauche) de nouveaux faits de corruption et de blanchiment d’argent dans le cadre du scandale autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

Lula fait d’ores et déjà l’objet de cinq procédures judiciaires relatives à l’opération « Lavage express », qui a mis en exergue un vaste réseau de corruption mis en place par des entreprises du BTP afin de truquer systématiquement les marchés publics, entre autres, ceux de Petrobras. A cela pourrait s’ajouter une sixième affaire.

L’acte d’accusation des procureurs de l’opération « Lavage express » porte sur l’achat et la rénovation d’une ferme à Atibaia, à Sao Paulo, dont la facture aurait été réglée avec des fonds publics. Fernando Bittar, associé d’un des enfants de l’ex-dirigeant brésilien, est titulaire du titre de propriété de cette ferme.

Lula est accusé d’avoir « structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu’il était président de la République, en nommant des directeurs de Petrobras orientés vers la pratique de crimes au bénéfice des constructeurs Odebrecht et OAS ».

L’intéressé a toujours rejeté ces allégations et se dit victime d’un acharnement judiciaire visant à empêcher sa candidature aux élections présidentielles de 2018 pour lesquelles il est en tête des enquêtes d’opinion.

 

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