Le président vénézuélien Nicolas Maduro a réagi à la tournée européenne du président du Parlement, Julio Borges, en le menaçant hier jeudi d’une sévère punition.

Nicolas Maduro qui s’exprimait devant les membres de l’Assemblée constituante, a exigé que Julio Borges soit jugé pour «trahison à la patrie», un délit puni par 20 à 30 ans de prison, après la tournée qui l’a mené en France, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni et qui s’est achevée hier jeudi.

Julio Borges est accusé par le président Maduro de promouvoir un «blocus économique» (embargo) contre le Venezuela, aux côtés du président américain Donald Trump, qui a récemment infligé des sanctions financières au gouvernement vénézuélien.

Washington est également accusé par le dirigeant socialiste vénézuélien de vouloir fomenter un coup d’Etat à Caracas pour s’accaparer les réserves pétrolières du pays.

Julio Borges, président du Parlement, seule institution du Venezuela contrôlé par l’opposition, a été reçu lundi par le président français Emmanuel Macron, mardi par le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, mercredi par la chancelière allemande Angela Merkel et jeudi par la Première ministre britannique, Theresa May.

Nicolas Maduro est confronté depuis des mois, à une virulente vague de contestation. Et l’installation le 4 août dernier de l’Assemblée  Constituante, qui a confisqué les prérogatives du Parlement, n’a fait que compliquer la situation.

Décriée par une grande partie de la communauté internationale, la mise en place de l’Assemblée Constituante a entraîné une intensification des mesures judiciaires contre les dirigeants de l’opposition, dont certains ont déjà fui le pays ou sont en train de s’y préparer pour échapper aux représailles du régime de Nicolas Maduro.

 

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