Le Conseil électoral du Venezuela a annoncé une large victoire du camp du président Nicolas Maduro aux élections régionales qui se sont tenues hier dimanche.

Le résultat a été rejeté par l’opposition qui estime qu’il est entaché de fraude.

Selon le CNE, le Conseil national électoral, le parti au pouvoir s’est imposé dans 17 des 23 Etats du Venezuela. Créditée de 11 à 18 Etats par les sondages, l’opposition n’a finalement gagné que cinq Etats, le dernier territoire restant indécis.

La coalition anti-Maduro perd notamment l’Etat de Miranda, considéré comme le «joyau de la couronne» vénézuélienne et comme un bastion de l’opposition. La participation s’est élevée à 61,14% et aucun observateur international n’a été accepté par les autorités pour le vote de dimanche.

Pour le président socialiste Nicolas Maduro, qui a assuré que son parti pourrait s’imposer dans le dernier Etat encore indécis, ces résultats sont une victoire du chavisme. Mais l’opposition refuse de reconnaître la victoire du camp chaviste.

Gerardo Blyde, le directeur de campagne de la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition d’opposition, assure que le gouvernement a recouru à «des violations» de la loi et à «un processus électoral non équitable, déséquilibré et dont les résultats ne reflètent pas la réalité». Il a demandé un audit complet du scrutin.

Plus de 18 millions de Vénézuéliens étaient appelés à voter dimanche pour désigner ceux qui dirigeront les 23 Etats vénézuéliens pour les quatre prochaines années, un scrutin dont l’opposition avait fait un référendum pour ou contre le président Maduro.

Ce vote intervient alors qu’un calme surprenant règne au Venezuela depuis deux mois après la vague de manifestations souvent violentes qui a submergé le pays d’avril à juin et qui a fait 125 morts. Les résultats contestés du scrutin d’hier font craindre une nouvelle vague de contestation.

 

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