Des centaines de fermiers blancs sont descendus samedi dernier dans les rues de Pretoria pour dénoncer les violences les visant, accusant les autorités sud-africaines de ne pas assurer leur protection.

«Ces six dernières années, les attaques et les meurtres de fermiers n’ont cessé d’augmenter en Afrique du Sud … Nous voulons montrer au chef de l’Etat et au gouvernement que les gens en ont assez», a affirmé devant la presse Ernst Roets, responsable de l’ONG Afriforum pour la défense de la minorité blanche.

D’après cet organisme de la société civile, au moins 72 fermiers blancs ont été tués depuis début 2017 sur le territoire sud-africain.

Les protestataires ont marché jusqu’au siège du gouvernement sud-africain, l’Union Building, munis de pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire notamment « Stoppons les meurtres de fermiers » ou « Vous avez mangé aujourd’hui ? Remerciez donc les fermiers ».

Il y a un mois, des milliers de fermiers blancs s’étaient réunis dans diverses villes sud-africaines, dont Pretoria, Johannesburg et Le Cap, pour rendre hommage à leurs homologues tués lors d’attaques de fermes.

Selon Roets, «ces attaques ne sont pas une priorité pour le gouvernement», a-t-il regretté. Afriforum a sollicité «la publication de statistiques sur les attaques de fermes» et «la création d’une unité de police spécialisée pour les protéger».

En Afrique du Sud, la minorité blanche demeure détentrice de la majeure partie des propriétés agricoles, deux décennies après l’élection du premier président noir du pays, Nelson Mandela. Cette situation occasionne des tensions raciales.

 

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