Un an à peine de la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais est tenté de redémarrer ses centrales nucléaires. Un projet qui ne rencontre pas du tout l’approbation de la majorité de l’opinion.

En analysant le contexte japonais, on peut trouver des raisons plausibles qui poussent le gouvernement à prévoir ce redémarrage : à cause des mesures de sécurité instaurées suite à Fukushima, le Japon a perdu 28 % d’énergie électrique, qui provenait des réacteurs nucléaires. Actuellement, il n’en reste plus qu’un de fonctionnel. Mais, ce n’est pas pour longtemps car il doit être arrêté pour maintenance. Lors de cette période tout au moins, le pays sera entièrement dénucléarisé. Mais, l’été pointant à l’horizon risque de mettre à mal les plans du gouvernement. Comme dans bien de pays, la période estivale se caractérise, entre autres, par son chaud climat. Aussi, les japonais vont certainement recourir à des conditionnements d’air, ce qui est difficile à satisfaire comme demande. La réouverture des centrales nucléaires apparaît donc une solution de choix.

Le Japon consent d’importantes sommes pour produire de l’énergie par le biais du pétrole et du gaz. Mais, vraisemblablement, le gouvernement n’en peut plus, faute des coûts trop importants. Ainsi naquit l’idée de redémarrer les centrales. Mais, pour y arriver, il faudra d’abord obtenir l’approbation de l’opinion et ce n’est pas du tout gagné.

Même si le gouvernement assure que les standards de sécurité des centrales nucléaires ont été totalement modernisés, les écologistes n’ont pas tardé à afficher clairement leur réprobation. Dans le même ordre d’idée, une partie de la presse japonaise a fustigé l’attitude du gouvernement : tandis que le Mainichi Shimbun se pose des questions sur la « hâte de redémarrer les réacteurs » du gouvernement, l’Asahi Shimbun a déploré « l’inconstance » de ce dernier. D’autant plus que le nouveau Premier Ministre, Yoshihiko Noda, était totalement anti-nucléaire avant son arrivée aux affaires.

 
 

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