Bien que risquant la prison, l’ancien chef d’Etat brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva a lancé lundi à Bagé (sud) sa campagne en vue de la prochaine élection présidentielle dans un contexte très tendu.

Pour preuve, les forces de l’ordre ont dû s’interposer entre ses partisans et les opposants.

Environ 150 partisans de l’opposition, vêtus en «gauchos» et brandissant des drapeaux brésiliens, avaient convergé très tôt matin, au moyen de leurs tracteurs, vers l’université Unipampa, où Lula devait tenir son meeting. La police a ainsi séparé ces protestataires de la centaine de partisans de l’ex-dirigeant brésilien en formant un cordon de sécurité.

Toutefois, les deux parties se sont affrontées verbalement, l’une, scandant «Lula, guerrier du peuple brésilien», et l’autre, rétorquant «Lula, voleur, ta place est en prison».

Finalement, Lula, candidat favori des sondages est arrivé dans un cortège escorté par les forces de l’ordre et encadré par des militants du Parti des Travailleurs (PT, gauche), dont il est issu.

L’ancien président brésilien poursuivra sa tournée jusqu’au 28 mars prochain. Quant à ses démêlés judiciaires, il sera fixé sur son sort à l’issue de l’examen d’un nouveau recours devant le tribunal de deuxième instance de Porto Alegre (TRF4). La décision devrait être rendue publique dans les jours à venir.

Il est à noter que c’est cette instance qui avait confirmé fin janvier sa condamnation pour corruption. En même temps, ce tribunal avait porté sa peine d’emprisonnement à 12 ans et un mois, alors que Lula avait écopé d’une peine de neuf ans et demi de prison en première instance.

 

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