Pendant leur éclosion les puissances émergentes connaissent généralement un paradoxe fondamental à savoir celui d’une croissance forte opposée à une pauvreté persistante. La chine n’échappe pas à la règle. Malgré sa croissance économique impressionnante, même au plus fort de la crise mondiale, elle présente pourtant des disparités sociales notables entre les populations.

En effet, malgré sa forte santé économique depuis plusieurs années, la chine reste l’un des pays où l’on trouve un taux élevé des personnes en dessous du seuil de pauvreté. Les autorités de Pékin estiment que celle-ci toucherait environ 150 million de chinois, soit environ 11% de la population alors les institutions internationales parlent en faite de près de 350 millions de personnes, ce qui représente quasiment le quart de sa population. La différence entre les chiffres officiels présentés par pékin et ceux des experts des institutions internationales résident dans la définition même du seuil de pauvreté. Le seuil normatif appliqué à l’international est de 1 à 2 dollars par personne et par jour tandis que pour Pékin ce chiffre est quasiment divisé par deux. Il faudrait cependant prendre en considération le fait que tous les pays n’ont pas les mêmes politiques en matière de solidarité sociale. D’autre part le coût de la vie varie d’un pays à un autre et la comparaison demeure approximative même après calcul de parité de pouvoir d’achat.

Nonobstant tous les observateurs reconnaissent que la chine a considérablement réduit son niveau de pauvreté et l’émergence d’une classe moyenne vient corroborer cette thèse. D’après le premier ministre chinois, son pays pourrait éliminer sa pauvreté sur les dix prochaines années, un pari difficile à tenir.

 
 

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