Avec trois naufrages et près de 180 morts ou disparus, en cinq jours en Méditerranée, le rythme des départs de migrants, en grande majorité africains, des côtes libyennes s’est accéléré après un accord européen destiné à dissuader de telles traversées.

Hier mardi, au moins sept personnes, dont deux enfants, ont péri et 123 autres ont été secourues après que leur embarcation ait coulé non loin des côtes libyennes.

Dimanche, 63 migrants, selon le témoignage des survivants, ont été portés disparus en mer et 41 ont pu être sauvés parce qu’ils portaient des gilets de sauvetage après que leur embarcation ait coulé au large de Garaboulli, à 50 kilomètres à l’est de Tripoli.

Vendredi dernier, les corps de trois bébés ont été repêchés dans la même zone, tandis qu’une centaine de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été portées disparues et que seulement 16 migrants ont pu être sauvés.

Selon le Croissant rouge libyen, une vingtaine de corps, «vraisemblablement» des migrants morts noyés, ont été découverts durant les trois derniers jours, sur le littoral libyen, à l’est de la capitale Tripoli et la presse a rapporté la découverte hier de quatre corps gisant au milieu des rochers ou flottant près de la côte.

Selon l’OIM (Organisation Internationale des Migrations), le bilan des derniers jours porte à 1 000 le nombre de morts en Méditerranée en 2018.

Depuis quelques mois, les côtes libyennes sont devenues le principal pont de départ de canots pneumatiques surchargés de migrants qui veulent tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Italie, distante de quelque 300 kilomètres. Face à cette déferlante, les garde-côtes libyens se retrouvent démunis.

Pour dissuader les traversées de la Méditerranée, les dirigeants de l’Union européenne sont parvenus vendredi dernier à un compromis qui propose la création de « plateformes de débarquement » de migrants en dehors de l’UE.

 

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