Les services suisses et néerlandais ont arrêté aux Pays-Bas un pirate informatique soupçonné d’avoir pris pour cible des clients d’établissements financiers helvétiques.

Le gouvernement suisse a demandé aux Pays-Bas l’extradition du hacker, a annoncé mercredi le Ministère public de la Confédération (MPC).

Depuis mai 2017, le MPC mène une procédure judiciaire pour soupçon d’utilisation frauduleuse d’un ordinateur. Une cellule active à l’échelle internationale est soupçonnée d’être entrée en possession, suite à des Spams ou des appels téléphoniques, d’informations bancaires et de s’en être servies illicitement. Ces activités ont affecté certains établissements financiers basés en Suisse.

Les responsables de cette fraude ont été identifiés et leur fief a été localisé dans la région néerlandaise de Rotterdam, ce qui a permis d’effectuer une opération conjointe mardi dernier ayant conduit à deux interpellations et à des perquisitions.

Conformément au souhait du MPC, l’Office fédéral suisse de la justice a demandé l’extradition de l’auteur présumé des appels « phishing » en Suisse. Quant à l’autre personne interpellée, elle est poursuivie suivant une procédure judiciaire néerlandaise.

Par ailleurs, une procédure à l’encontre de trois Marocains et un Russe demeure en cours. Ce trio est soupçonné d’avoir volé l’identité des détenteurs de plus de 130.000 cartes de crédit à travers la planète.

Ils auraient ainsi eu accès à plus de 3.600 données concernant des citoyens suisses, ce qui leur a permis de leur extorquer environ 3,5 millions de dollars.

Les trois compères avaient opéré depuis la Thaïlande, avant de passer aux aveux et d’accepter une peine de trois ans. Néanmoins, le Tribunal pénal fédéral suisse a douté, en octobre 2016, de la compétence de la justice suisse pour juger des faits commis hors de la confédération helvétique et renvoyé sa copie au MPC. En attendant, les trois hommes ont été relâchés de leur détention préventive.

 

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