Dans son rapport mensuel sur le pétrole publié hier mercredi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a confirmé ses prévisions de croissance de la demande de brut, à 1,3 million de barils par jour en 2018 et 1,4 million en 2019, ce qui devrait porter la demande mondiale l’année prochaine à 100,6 millions de barils.

L’AIE estime que la chute des cours du brut à près de 70 dollars le baril, est à un niveau plus raisonnable, bien en-dessous de ce qu’ils étaient en mai avant que les Etats-Unis n’annoncent leur changement de politique en Iran, compense largement la détérioration des perspectives de l’économie mondiale.

Les cours plus bas bénéficient aux consommateurs, en particulier ceux des pays en développement qui souffrent d’une monnaie faible, ce qui rend relativement plus cher l’achat de matières premières libellées en dollar.

L’offre a progressé rapidement, tirée par la production de l’Arabie saoudite, de la Russie et des Etats-Unis, qui ont plus que compensé les déclins de celles de l’Iran ou du Venezuela, en plus des inquiétudes sur la stabilité de la production en Libye et au Nigeria.

Les Etats-Unis restent déterminés à réduire les exportations de pétrole iranien à zéro contre les 1,8 million de barils que ce pays exporte actuellement.

En octobre dernier, précise l’OPEP, la production de brut au Venezuela a poursuivi sa chute, atteignant 1,17 million de barils par jour, soit une baisse de 3,3% par rapport à septembre et une baisse totale de 39% par rapport à 2017.

L’AIE perçoit dans la progression des stocks pétroliers, une forme d’assurance plutôt qu’une menace sur l’offre. Mais ces analyses de l’AIE tranchent avec celles de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui s’était inquiété mardi, d’une offre excédentaire de brut sur le marché et  revu à la baisse sa prévision de la demande mondiale.

 

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