L’Iran appelé à faire la lumière sur la mort en prison d’un blogueur

Paris, comme le reste de la communauté internationale, réclame aux autorités iraniennes de faire la lumière sur les circonstances controversées de la mort d’un détenu iranien, blogueur et activiste incarcéré qui observait  une grève de la faim.

Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche que Vahid Sayadi Nassiri était décédé à l’hôpital du fait des complications d’une maladie. L’agence officielle Irna précise de son côté, qu’il est mort des suites d’une maladie du foie après 7 jours d’hospitalisation.

En revanche, les groupes d’opposition iraniens à l’étranger rejettent cette thèse précisant que l’Iranien serait mort en prison le 12 décembre des suites d’une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention.

Le ministère français des Affaires étrangères a écrit dans un communiqué que la France était consternée par le décès en détention de Vahid Sayadi Nassiri. Pour la France allègue, ce décès s’inscrit dans un contexte de harcèlement croissant des défenseurs des droits de l’Homme en Iran.

La mort du blogueur iranien a créé en Iran, une controverse alimentée par les informations contradictoires dans les médias iraniens sur les causes de sa détention et de sa mort.

Citant Mehdi Kahé, le procureur général de Qom, ville sainte chiite située à une centaine de kilomètres au sud de Téhéran, l’agence officielle Irna a écrit que Vahid Sayadi Nassiri purgeait une peine de prison pour blasphème.

L’autre agence de presse Isna a rapporté de son côté, que l’Iranien était condamné à cinq ans de prison pour «terrorisme» du fait de son appartenance à un groupe monarchiste interdit en Iran.

Ce décès vient rappeler les critiques régulièrement faites contre la République islamique sur le plan des droits de l’homme. Reporters sans frontières a rapporté en novembre que l’Iran avait lancé une nouvelle campagne de répression contre les journalistes.

Ces dernières années, de nombreux journalistes et militants des réseaux sociaux ont été jetés en prison dans le pays et de nombreux autres ont pris le chemin de l’exil.

Mohamed El Abdi