Ce weekend a été meurtrier à Tripoli, dans le nord du Liban, où les répercussions de du conflit syrien sont particulièrement fortes. Trois personnes ont trouvé la mort dans des affrontements au lance-roquettes et à l’arme automatique.

Le point de départ de cette vague de violence a été l’arrestation de Cheikh Mawlawi, un responsable salafiste, par un service prosyrien proche du Hezbollah chiite qui l’accusait de s’être rendu en Syrie pour soutenir les rebelles qui contestent le pouvoir de Bachar al-Assad. Une centaine de jeunes, pour la plupart islamistes, réunis à l’entrée sud de la ville pour protester contre cette arrestation ont essuyé des tirs provenant de voitures en circulation ou de francs-tireurs. Deux manifestants et un officier de l’armée ont péri durant les deux jours d’affrontements qui ont suivi. Hier dimanche 13 mai 2012 dans la soirée, la tension était toujours forte malgré le déploiement de l’armée en plusieurs points de la ville.

Les accrochages de ce genre sont très fréquentes à Tripoli entre les opposants syriens réfugiés dans le quartier à majorité sunnite de Bab al-Tabene et les alaouites sympathisants du régime de Damas qui, eux par contre, se retrouvent plus dans le quartier de Djebel Mohsen. La politique de distanciation que les autorités libanaises semblent avoir retenu vis-à-vis du conflit en Syrie ne semble pas couronnée de succès. Une généralisation des tensions au Liban qui est d’ores-et-déjà partagé entre les opposants au régime al-Assad, les sunnites et une majorité de chrétiens, et ses partisans, principalement le camp du Hezbollah qui domine le gouvernement, est à craindre.

 
 

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