La tension monte d’un cran entre l’Iran et les Pays-Bas

Les Pays-Bas ont annoncé hier lundi avoir rappelé leur ambassadeur à Téhéran pour des consultations, au lendemain de l’expulsion par l’Iran de deux diplomates néerlandais, à la suite d’une affaire de meurtre de deux opposants iraniens en 2015 et en 2017 aux Pays-Bas, dont les autorités ont dénoncé une implication iranienne.

En février, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que deux collaborateurs néerlandais de l’ambassade à Téhéran étaient déclarés persona non grata et devaient quitter le pays.

Par ailleurs dans une lettre au Parlement, le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok a déclaré qu’il avait été clairement expliqué à l’ambassadeur iranien aux pays-Bas, convoqué aux Affaires étrangères suite à cette annonce, que l’expulsion des deux employés néerlandais est «inacceptable» et «négative pour l’évolution des relations bilatérales».

Ce regain des tensions diplomatiques est lié aux meurtres commis aux Pays-Bas en 2015 et en 2017 de deux Néerlandais d’origine iranienne, Ali Mohamed 56 ans, et Ahmad Molla Nissi, 52 ans, qui étaient des opposants iraniens.

En janvier dernier, le gouvernement néerlandais avait annoncé que le Service général de Renseignement et de Sécurité (AIVD) avait «de fortes indications que l’Iran était impliqué» dans ces meurtres ainsi que dans des projets d’attentat en Europe.

Sur recommandation des Pays-Bas, l’Union européenne a imposé le 8 janvier des sanctions au ministère iranien des Renseignements et de la Sécurité nationale (VEVAK). Téhéran a rejeté ces accusations en dénonçant un complot visant à nuire à ses liens avec l’Union européenne.

Mohamed El Abdi