La Chine a affirmé opérer son commerce de minerais « dans le respect total des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) », selon les termes de Gao Yunhu, directeur adjoint du département des terres rares au ministère chinois de l’industrie et des technologies de l’information. Une véritable réponse aux détracteurs de Pékin, accusé de limiter ses exportations en terres rares.

En mars dernier, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon avaient porté plainte contre la Chine de l’OMC. Pour eux, la deuxième puissance économique mondiale restreint le commerce des terres rares, pratique qui peut être jugée illégale suivant les dispositions internationales. Une allégation que dément M. Yunhu, tout en montrant la volonté de régler le différend : « la Chine est prête à coopérer avec les parties concernées pour résoudre ce problème le plus vite possible ». Mieux, Pékin entend se servir des règles édictées par l’OMC pour défendre ses droits et intérêts. L’organisation internationale se retrouve donc dans une position délicate, coincée entre les plaignants et l’accusé. Pour l’heure, cette affaire est dans sa phase de consultation, selon l’OMC. A ce stade, les deux parties peuvent trouver un terrain d’entente. Si cela ne se concrétise pas, l’OMC devra recourir au contentieux.

Les terres rares, dont le marché est détenu à 95 % par la Chine, lui ont déjà valu une accusation formulée par les mêmes pays. C’était en 2009. La raison reste la même qu’aujourd’hui : Pékin abuse de son quasi-monopole. Cette année, le gouvernement chinois a autorisé l’exportation d’un maximum de 21 226 tonnes de terres rares. Un peu moins qu’en 2011 : sur les 30 200 tonnes destinées à l’export, seules 18 600 tonnes sont revenus à l’étranger. Une situation pénible car les 17 minéraux que constituent les terres rares sont hautement stratégiques. Ils entrent dans la fabrication de divers articles dont, entre autres, CD, téléphones portables, ordinateurs, pièces de rechange de véhicules, etc.

 
 

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