Washington assure disposer de preuves sur l’espionnage du groupe chinois Huawei

L’administration américaine a découvert des backdoors (portes dérobées) dans le matériel réseau 4G fournis par Huawei depuis 2009, affirmant que le géant chinois des télécoms et son gouvernement seraient en mesure d’espionner les internautes grâce à ces backdoors.

« Nous avons des preuves que Huawei est secrètement capable d’accéder à des informations sensibles et personnelles dans les infrastructures réseau qu’il gère et qu’il vend partout dans le monde », a déclaré Robert O’brien, conseiller à la sécurité nationale américaine.

D’après les services secrets américains, l’entreprise chinoise s’est déjà servie de backdoors installées dans ses équipements afin de recueillir des données sensibles, a rapporté le Wall Street Journal précisant que d’ordinaire, seule la police a accès à ces backdoors et dans des contextes bien précis. 

A signaler à ce propos, que la loi aux Etats-Unis oblige l’ensemble des équipementiers d’installer des backdoors mais uniquement au service des autorités et ils n’ont pas le droit d’y avoir accès.

Accusé de collusion avec le gouvernement chinois, Huawei a été blacklisté en mai dernier par Washington, date à partir de laquelle cette entreprise a été bannie du marché américain et interdite de se servir des technologies d’origine américaine.

En outre, Washington a indiqué avoir communiqué à Berlin et à Londres en fin 2019, les preuves qu’elle détient sur les pratiques illégales de Huawei. Le gouvernement américain essaye de persuader ses alliés d’exclure le fabricant chinois du déploiement de la 5G.

Andreï Touabovitch