Sans surprise, Pranab Mukherjee a été élu dimanche comme 13è président de l’Inde. Ce poste essentiellement honorifique prendra certainement une autre dimension en raison de la crise qui frappe le pays actuellement.
A 76 ans et après avoir occupé plusieurs portefeuilles, Pranab Mukherjee, candidat du Parti du Congrès, va finir sa carrière politique à la magistrature suprême indienne. L’ancien ministre des finances (2009-2012) a été élu pour un mandat de cinq ans, battant le candidat de l’opposition et ex-président du parlement, P. A. Sangma. Avant d’en être l’argentier, il a fait son entrée au gouvernement indien en 1973 et a notamment été ministre des affaires étrangères (1995-1996), de la défense (2004 – 2006) et du commerce (2006 – 2009). Toutefois, son dernier mandat aux finances s’est conclu sur une note mitigée. Il restera l’homme qui a bloqué un bon nombre de réformes jugées indispensables pour l’Inde par bien d’observateurs. Parmi celles-ci, une meilleure ouverture à l’endroit des investisseurs étrangers.
Quoi qu’il en soit, sa formation politique l’a propulsé à la présidence dans la perspective des législatives de 2014. Avec l’inflation, les déficits publics et les scandales de corruption, le Parti du Congrès au pouvoir n’est pas certain de rafler de nouveau la majorité au Parlement. D’ailleurs, aucun parti n’en est rassuré. Mukherjee étant issu de ses rangs, il peut, de par les prérogatives revenant de droit au chef d’Etat, favoriser les plans de sa famille politique. Cette stratégie peut toutefois se heurter aux accointances du nouveau président avec le clan Gandhi. A ce propos, Rahul Ghandi, actuelle présidente du Parti du Congrès, serait intéressée par la primature en remplacement de Manmohan Singh. Un dilemme d’entrée de jeu.

 

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