Après 100 jours d’exercice du pouvoir, l’islamiste Mohamed Morsi est parvenu à s’imposer sur la scène politique internationale. Ses positions le démarquent des États-Unis mais pas trop, lui évitant d’intégrer la peu enviable catégorie des « indésirables ».

L’avènement d’un islamiste à la tête du pays arabe le plus peuplé avait suscité une vive inquiétude, notamment du côté des États-Unis pour l’allié israélien. Sur les relations avec Israël, le rapprochement avec le Hamas ou encore avec l’Iran, Mohamed Morsi s’est révélé un fin stratège. Il a su s’attirer les faveurs de sa population n’hésitant pas à s’opposer à l’État hébreu. Particulièrement sur la question palestinienne quand il a affirmé dans une interview accordée au New-York Times la veille de l’Assemblée générale de l’ONU que le soutien des États-Unis aux révolutions arabes ne suffira pas à restaurer leur image tant qu’ils continueront à soutenir l’occupation israélienne de la Palestine. Il a toutefois réussi à écarter les idées de fanatisme que l’on pourrait lui prêter en n’hésitant pas à fermer le terminal de Raffah et les tunnels de contrebande avec le territoire palestinien de Gaza suite à une attaque de djihadistes en provenance du Sinaï contre un poste-frontière et qui s’était soldé par la mort de 16 soldats égyptiens.

La stratégie de Mohamed Morsi s’est révélée sans équivoque lors de l’épisode de sa visite fin août en Chine, grand rival économique des États-Unis. Son escale aux sommets des Non-alignés à Téhéran, une première pour un président égyptien depuis 1979, avait grandement inquiété les occidentaux et fait espérer l’Iran. Des sentiments vite balayés par sa condamnation du régime syrien de Bachar al-Assad, le grand allié de la République Islamique d’Iran.

 

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