En conférence de presse à Genève, Valentin Zellweger, le chef de la Direction du droit international public au ministère suisse des Affaires étrangères est revenu sur les avoirs gelés par la Suisse des dirigeants des pays secoués par le Printemps. Et sur les procédures de restitution aux nouvelles autorités en place.

La fédération helvétique a bloqué plus d’un milliard de dollars US des avoirs des anciens dirigeants arabes et de leurs proches. 757 millions proviennent d’Egypte, 109 millions pour la Libye et la Syrie chacune, et 65.5 millions pour la Tunisie. Contrairement aux fonds libyens et syriens qui ont été bloqués conformément aux sanctions votées par les Nations Unies, ceux de la Tunisie et de l’Egypte l’ont été à l’initiative de la Suisse elle-même qui s’est montrée pour le coup particulièrement réactive. Les fonds liés à l’ancien président Ben Ali ont été gelés cinq jours après son départ du pays et ceux de l’ancien président Hosni Moubarak, plus rapidement encore, une demi-heure après son départ du pouvoir. La relative faiblesse des fonds tunisiens gelés par rapport à ceux de l’Egypte et de la Libye est attribuée au fait que Ben Ali et son entourage avait une confiance limitée dans les banques suisses ainsi qu’au refus par celles-ci de plusieurs fonds fortement suspects.

Maria Antonella Bino, la procureure suppléante de la Confédération helvétique affirme que l’ensemble des avoirs tunisiens suspects présents en Suisse ont été identifiés. Et le pays espère boucler d’ici la fin de l’année ses investigations sur l’ensemble des avoirs illicites originaires des pays  du Printemps arabe. Aucune échéance n’a été communiquée sur la fin des procédures de restitution de ces fonds à leurs pays d’origine, des opérations de restitution par ailleurs fortement liées aux procès toujours en cours dans ces pays des anciens dirigeants et de leurs proches.

 

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