Malgré un premier trimestre avec des résultats satisfaisants, plusieurs analystes prévoient une baisse des rémunérations à Wall Street en raison de l’année difficile que traverse le secteur banquier.Selon Johnson Associates, les premières victimes de cette baisse des rémunérations seront les traders sur les marchés actions (avec des bonus en chute de 15 %), les traders en « fixed income » (-20% à -30%),  les dirigeants (jusqu’à -30%) ainsi que les opérationnels de la banque commerciale et de détail qui connaitront une perte de 5% sur leur bonus.

A coté de ceux qui connaitront une chute de revenus, il y aura un nombre restreint des rescapés tels que les spécialistes de l’investment banking, ceux de la gestion d’actifs et de la gestion de fortune, les fonds spéculatifs et le « private equity » qui verront leur bonus augmenter de 5%.

Les causes de cette baisse des revenus quasi-générale à Wall Street résident dans l’impressionnante volatilité des marchés financiers, les taux d’intérêts bas qui se répercutent au niveau des commissions ainsi que la pression réglementaire qui modifie les revenus et de leur répartition en pesant sur les banques. En outre, il faut également ajouter la faiblesse permanente de l’économie et les incertitudes qui règnent sur l’ensemble des marchés financiers suite à la crise de l’euro. Néanmoins, l’espoir semble renaitre avec les récentes opérations de réduction de couts lancées par les banques américaines, ce qui pourrait avoir un impact positif sur les rémunérations des acteurs de Wall Street d‘ici l’an prochain.

L’annonce de cette baisse de bonus va certainement stimuler la révolte du mouvement « Occupy Wall Street » et multiplier les accusations contre le laxisme du secteur banquier.

 

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