Qatar : un héritier rompu à l’exercice du pouvoir

En dehors de la notoriété qu’il a acquise grâce à son implication dans le monde du sport, notamment avec le rachat du club français de football Paris Saint Germain, le prince Tamim Ibn Hamad Al Thani s’est imposé, depuis sa désignation en 2003 comme prince héritier du Qatar, dans la gestion de l’émirat. Au point qu’aujourd’hui, à 32 ans, il gère 80% des dossiers du pays.

Il est actif sur le plan de sécurité intérieure avec par exemple la responsabilité qui lui avait été confiée de superviser l’enquête sur l’incendie du Villaggio, un centre commercial de la capitale Doha, qui avait fait 19 morts le 28 mai dernier. On le retrouve également dans la diplomatie. Il s’est fait remarquer sur ce plan par son soutien aux islamistes du Hamas. Il a été l’artisan du retour dans l’émirat du chef de son bureau politique Khaled Mechaal qui en avait été expulsé vers la Jordanie en 1999 pour « activités illégales ». Il est également en charge de la plupart des dossiers lancés après le Printemps arabe en Tunisie et en Libye. C’est d’ailleurs lui qui a inauguré en juillet dernier à Tozeur dans le sud tunisien aux côtés du Premier ministre Hamadi Jebali le chantier d’un grand complexe touristique, un projet estimé à 80 millions de dollars, dont la construction a été confiée au promoteur qatari Diar.

L’émir actuel semble avoir décidé de rompre la tradition des bouleversements d’Etat qui caractérisaient les passations de pouvoir au Qatar. En proie à des problèmes de santé qui pourraient le contraindre à abdiquer, il se prépare à passer les rênes du pouvoir à un dirigeant aguerri.

Mohamed El Abdi

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