yozaEn Afrique du Sud (RSA), les jeunes ne lisent pas assez. L’entreprise Yoza Phone Stories a décidé de remédier à ce problème en troquant les bouquins avec des téléphones portables.

La nation arc-en-ciel est le sommet du développement sur le continent noir. Mais, à certains égards, elle revêt des  caractéristiques du tiers-monde. Pour preuve, « seules 7 % des écoles d’Afrique du Sud disposent d’une bibliothèque ». Des propos de Steve Vosloo, patron de Yoza Phone Stories.  Il participait vendredi à un forum à Paris. Plus inquiétant, c’est qu’avec ce taux, la RSA est l’un des pays africains les mieux lotis en la matière. Continuant son argumentation, M. Vosloo apprend à l’auditoire que plus de la moitié des ménages sud-africains ne dispose d’aucun livre de loisirs. Une carence que Yoza s’est décidé à combler : lancée en 2009, cette entreprise a mis au point un système de lecture d’ouvrages à l’aide d’un téléphone portable. Ce service innovant et traduit en plusieurs langues locales, en plus de l’anglais, est particulièrement conçu pour un public d’enfants et d’adolescents. Et, le succès a été immédiat : aujourd’hui, Yoza a atteint plus de 575 000 lectures ainsi que 200 000 visiteurs uniques et 50 000 commentaires postés.

Un des points forts de l’offre Yoza, c’est sa variété : sa clientèle a le choix entre les ouvrages contemporains, lesquels sont payants, aux grands classiques. Ainsi, Harry Potter figure parmi les livres les plus recherchés dans cette application. Mais, Shakespeare est également apprécié, à la grande surprise de l’équipe de Yoza. Afin de monter ce projet, cette start-up a bénéficié d’un soutien financier de la fondation de Mark Shuttleworth.

 

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