Après avoir rompu le dialogue avec son voisin syrien en signe de protestation contre la politique de répression des manifestations dans le pays, la Turquie va encore plus loin en annonçant qu’elle envisage des sanctions.

Longtemps alliée et premier partenaire économique de la Syrie, la Turquie, par l’intermédiaire de son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, a déclaré changer sa position à cause de la persistance de son voisin à poursuivre ses opérations militaires contre les manifestants civils en dépit des nombreux appels à la retenue de la communauté internationale. L’option de sanctions est envisagée par la Turquie depuis l’entretien de son Premier ministre avec le Président américain Barack Obama en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New-York. Le ministre syrien des Affaires étrangères est actuellement en discussion avec son homologue américain, dont le pays applique déjà des sanctions économiques à l‘encontre de la Syrie, pour savoir en quoi consisteront les sanctions qui doivent être appliquées par la Turquie.

La Turquie se doit en effet de bien peser le pour et le contre avant toute prise de décision forte de son expérience passée des contrecoups des sanctions successives prises contre l’Irak du temps du régime de Saddam Hussein.  Surtout lorsque l’on prend en compte l’importance du commerce entre la Turquie et la Syrie qui est passée de 500 millions de dollars en 2004 à 2.5 milliards en 2010, avec des investissements d’entreprises turques en Syrie estimés à 260 millions de dollars selon des statistiques turques.

 
 

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