A quelques jours de la date butoir du 20 juillet, l’atmosphère entre les chefs des diplomaties des puissances occidentales n’est pas à l’optimisme sur une possible avancée rapide des négociations entre le groupe des P5+1 et Téhéran sur le programme nucléaire controversé de l’Iran.

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Selon les propres termes du secrétaire d’Etat américain John Kerry, les divergences sont très importantes entre les deux camps, notamment sur la question du niveau d’enrichissement de l’uranium et celle du nombre de centrifugeuses que la communauté internationale est prête à accepter en Iran. Ali Khamenei, le Guide suprême iranien qui a le dernier mot sur le dossier nucléaire, est en effet déterminé à maintenir la capacité d’enrichissement du pays à un niveau industriel. Téhéran constate le manque de confiance des deux parties. Les âpres discussions qui ont lieu depuis le début du mois dans la capitale autrichienne où se sont retrouvés les ministres américain John Kerry, britannique William Hague, allemand Frank-Walter Steinmeier, français Laurent Fabius et iranien Mohammad Javad Zarif, n’ont pour l’instant rien donné. Des entretiens bilatéraux ou trilatéraux ont été organisés dimanche avec le chef de la diplomatie iranienne, au cours desquels des dissensions se sont apparues la semaine dernière, au sein du groupe des six grandes puissances, principalement entre Russes et Occidentaux.

Il est fort probable que ces rencontres aient eu pour objectif la définition des contours pour une reconduction des négociations au-delà du 20 juillet. L’hypothèse a été envisagée à la télévision iranienne par le négociateur iranien Abbas Araghchi. Mais ce report est difficilement envisageable dans la mesure où aucun progrès sur les points cruciaux de ces négociations n’a pu être enregistré.

 

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