Le roi de Thaïlande a approuvé mardi la Constitution intérimaire proposée par la junte au pouvoir. En fait, il s’agit du cadre dans lequel des réformes visant à réduire l’influence de l’ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra devraient être effectuées.

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Pour ce faire, le roi Bhumibol Adulyadej de Thaïlande a reçu en audience, pour la première fois depuis le coup d’Etat perpétré en mai dernier, le chef de la junte, le général Prayut Chan-O-Cha. Avant cette rencontre, l’actuel homme fort thaïlandais avait déjà dévoilé les grandes lignes de la politique qu’il entend mener : repoussant une éventuelle organisation d’élections législatives à après octobre 2015, Prayut Chan-O-Cha avait précisé que le pouvoir serait partagé par un gouvernement intérimaire et la junte ; toutefois, celle-ci s’occuperait particulièrement de la sécurité nationale. Une feuille de route confirmée par la Constitution rendue publique hier soir. A noter que cette législation accorde une amnistie générale à la junte non seulement pour son passé à daté du coup d’Etat mais également pour son futur. Autre disposition, c’est celle prévoyant l’établissement d’une Assemblée nationale d’un maximum de 220 membres. Ces  derniers seront nommés sous recommandation de la junte et auront pour mandat, entre autres, de choisir le futur Premier ministre. Est inéligible dans ce Parlement toute personne ayant occupé un poste dans une formation politique au cours des trois dernières années ou ayant été condamnée pour corruption. Ce qui exclut d’office les principales personnalités politiques du pays.

Par ailleurs, un Conseil de réformes composé de 250 membres au maximum sera mis en place en complément de l’Assemblée nationale, de même qu’un groupe plus restreint en charge de la rédaction de la Constitution définitive.

 

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