L’ancien ministre thaïlandais de l’Education, Chaturon Chaisang, a été inculpé lundi par un tribunal militaire pour divers chefs d’accusation. Il risque une condamnation  de 14 ans de prison.

Chaturon
Incitation à la violence, violation de la loi sur les crimes informatiques et refus de se présenter suite à une convocation de la junte, telles sont les accusations formulées à l’encontre de l’ancien ministre et membre du gouvernement renversé par la junte militaire au pouvoir en Thaïlande.

Selon les précisions de son avocat, Narinpong Jinapak, ces griefs sont passibles respectivement de sept ans, cinq ans et deux ans de prison. Toutefois, M. Chaisang est en liberté sous caution. Cette ancienne autorité figurait parmi les centaines de personnalités, politiciens, intellectuels ou journalistes, à avoir été convoquées par la junte à la suite du putsch du 22 mai dernier. Alors que bon nombre de ces personnes avaient obtempéré à l’ordre du nouveau pouvoir thaïlandais, M. Chaisang s’y était soustrait, évoquant des raisons de  « conscience ». Il avait alors été arrêté en fin mai, puis libéré quelques jours après versement d’une caution. Les autres personnalités convoquées avaient été détenues pendant plusieurs jours dans des lieux secrets et, ensuite, relâchées après s’être engagées à ne plus faire de la politique.

Depuis son arrivée aux commandes, la junte militaire a restreint les libertés individuelles notamment en interdisant toute manifestation et en instaurant un contrôle strict sur les organes de presse. L’armée a justifié son coup d’Etat en soutenant s’être emparée du pouvoir après  sept mois de manifestations meurtrières contre le précédent gouvernement de Yingluck Shinawatra.

 

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