Le Soudan du Sud a fustigé mardi l’intention du Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des sanctions contre Juba, estimant que de telles sanctions risquent de renforcer les confrontations entre les belligérants, plutôt que de ramener la paix dans le pays.

francis_deng

Il y a quelques semaines, le Conseil onusien a demandé à ses 15 membres d’entreprendre l’adoption d’une résolution prévoyant des sanctions contre le Soudan du Sud, pays déchiré par un violent conflit  depuis bientôt un an. Plus tôt au cours de l’année, les Etats Unis et l’Union Européenne avaient pris des sanctions contre certains belligérants, après les violations répétées de l’accord de paix signé en janvier dernier.

Mais l’ambassadeur du Sud-Soudan à l’ONU, Francis Deng, estime que la solution à ce conflit ne saurait passer par les sanctions de la communauté internationale, car c’est aux dirigeants du pays qu’incombe la responsabilité de trouver un compromis à leurs différends. Pour M. Deng, « la communauté internationale peut soutenir les efforts des belligérants en vue de faire la paix, mais ne pourrait apporter une solution de l’extérieur ».Ajoutant que « La frustration de la communauté internationale vis-à-vis de la lenteur des pourparlers est compréhensible, mais une solution durable à la crise actuelle au Sud-Soudan ne saurait passer par l’adoption de sanctions .Les sanctions aboutissent rarement aux objectifs espérés, au contraire elles tendent à renforcer la confrontation au lieu de la coopération ». Il a par ailleurs critiqué la lenteur des négociations de paix qui se déroulent à Addis Abeba (Ethiopie) sous les auspices de l’IGAD. Dans le cadre de ce conflit, le Conseil de sécurité a prorogé mardi, de six mois, le mandat de la  Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

 

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