Au lendemain du retrait de la note AAA du Fonds européen de stabilité financière (FESF) par l’agence de notation Standard and Poor’s, le ministre japonais des finances, Jun Azumi, a rassuré que cette dégradation n’ébranlait en rien la volonté de son pays à poursuivre ses achats d’obligations auprès du fonds de soutien européen.

Lors d’une conférence de presse, M.Azumi a declaré que l’annonce de Standard and Poor’s ne suffit pas à entacher la crédibilité des obligations du FESF, considérées comme des actifs importants pour une gestion sure des réserves de change du Japon, deuxièmes au monde derrière celles de la Chine.
Si l’on se réfère aux achats de 10 à 20% du montant des diverses émissions du FESF effectués par le Japon en 2011, on comprend mieux pourquoi le Japon maintient sa confiance au fonds européen et n’envisage pas de changer sa politique d’achat d’obligations. En outre, le ministre des finances japonais a exprimé ses inquiétudes suite à la récente baisse de l’euro et ses conséquences sur la compétitivité ainsi que les revenus des firmes exportatrices japonaises implantées en Europe, avant de révéler que le Japon suit avec une attention particulière les mouvements des changes. Plusieurs analystes interprètent la déclaration de M. Azumi comme une garantie que le Japon n’interviendra pas aussitôt pour acheter des euros contre des yens, afin de faire chuter la valeur de la monnaie japonaise.
Alors que le débat sur la nécessité de continuer à renflouer le fonds de soutien européen (FESF) est relancé avec acuité ces derniers jours, le Japon est le premier partenaire des pays de la zone euro à avoir annoncé qu’il continuera ses achats d’obligations au FESF.

 

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