Après des violences dans l’est chiite du royaume, en début de la semaine passée,  principalement à Awamiya faisant 14 blessés dont 11 policiers, les autorités saoudiennes n’ont pas hésité à mettre en cause des « fauteurs de troubles » qu’ils qualifient de travailler pour le compte d’un Etat tiers en faisant indirectement allusion à l’Iran.

Sur la base d’appels téléphoniques interceptés de Téhéran, les autorités saoudiennes ne laissent planer aucun doute sur la culpabilité et la complicité de l’Iran qu’ils qualifient d’ailleurs comme un acte de vengeance à leur encontre. En effet, Après avoir apporté une aide militaire afin de réprimer la contestation chiite dans le  royaume voisin de Bahreïn, chose qui a d’ailleurs suscitée la révolte des chiite saoudiens dans l’est du pays à la mi-mars mais qui a également causé une vive tension entre l’Iran à majorité chiite et l’Arabie saoudite, les autorités saoudiennes prennent cet acte d’hostilité commandité par l’Iran comme un message à tous les pays du Golfe. D’ailleurs, selon le ministre de l’intérieur saoudien, « Téhéran va tenter une escalade à Bahreïn et dans l’est de l’Arabie saoudite pour compenser la perte d’un allié stratégique », à savoir la Syrie. Il est d’ailleurs important de rappeler que c’est la toute première fois que des armes sont utilisées lors de manifestations d’où la certitude des autorités saoudiennes quant à l’implication de l’Iran, qui pour eux, est particulièrement intéressé par la présence du pétrole dans l’est du pays.

Pour apaiser les tensions, le Cheikh Nimer al-Nimer, homme religieux influent chiite saoudien, a lancé un appel au calme à travers un prêche où il indiquait qu’ « il n’est ni dans notre intérêt ni de nos coutumes d’avoir recours à la violence pour obtenir nos droits politiques et religieux ».

 

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